Mali

Autonomisation des femmes et des jeunes filles rurales dans les filières du maraîchage et sésame (AFFIRMS)

Depuis son démarrage en novembre 2015, le projet AFFIRMS a appuyé 16 organisations de femmes (12 en production et 4 en transformation), soit un total de 517 femmes, qui œuvrent dans 2 filières particulièrement porteuses de la région de Koulikoro, le sésame et le maraîchage. Ces organisations ont bénéficié de formation sur les techniques efficientes de production et de transformation et ont été accompagnés pour aménager leurs parcelles ou installations selon ces techniques, en plus d’être dotés du matériel et des équipements nécessaires. Ces femmes ont en outre été formées en gestion administrative et financière et sur la dynamique de groupe. Suite à ces formations, 8 organisations ont déjà mis en place des caisses d’épargne au bénéfice de leur membre.

Le projet AFFIRMS permettra ainsi d’accroître le rendement et la qualité des produits (naturels ou transformés) des groupements de femmes appuyés. Pour de meilleurs résultats, le projet agira de plus en aval et en amont de la production et de la transformation, en favorisant les échanges et les contacts entre l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur (notamment pour l’apport d’intrants de qualité aux femmes et l’écoulement de leurs produits, en collaboration avec les commerçants et exportateurs).

Avec l’appui du gouvernement australien, le projet AFFIRMS veillera enfin à faire des femmes entrepreneures formées dans ces filières de futurs agents formateurs qui sauront transmettre leurs connaissances, selon un processus d’apprentissage structuré, à 40 jeunes sans-emplois de leur région, avant tout des filles. 30 jeunes seront formés en production maraîchère et sésame et 10 jeunes en transformation agroalimentaires. Tous les jeunes seront formés en gestion d’entreprises, dynamique de groupe et systèmes de financement alternatifs. Dès la fin de leur formation, ils recevront des kits de démarrage d’entreprises. Enfin, ils seront appuyés dans l’installation et la gestion des deux premiers cycles d’activités de leurs nouvelles entreprises.

Bailleurs de fonds : Gouvernement du Québec, Gouvernement de l’Australie, la Fondation Paul Gérin-Lajoie.


Cantines scolaires

Depuis 2008, la Fondation développe un programme de cantines scolaires au Mali dans plusieurs communautés où la sécurité alimentaire est précaire, soit Féya, Maféya et Diarrabougou. Ce programme vise à attirer le plus grand nombre d’enfants possible dans les écoles pour ainsi favoriser leur apprentissage et diminuer le taux d’abandon. Les cantines scolaires permettent de garder les enfants à l’école toute la journée. Elles favorisent également l’égalité entre les sexes en invitant les parents à envoyer non seulement les garçons à l’école, mais aussi les filles.

Les menus offerts aux écoliers sont élaborés de façon à ce que leur apport calorique soit supérieur aux normes minimales établies par le Programme alimentaire mondial (PAM). La préparation des repas se fait à partir d’un aliment riche en énergie, souvent de l’huile, d’un aliment riche en protéines, le poisson, la viande ou les haricots, ainsi que d’un aliment de base tel le riz ou le mil, auquel on ajoute des épices locales pour rehausser le goût.

Au fil des ans, la contribution des parents d’élèves et des communautés a augmenté par le biais notamment du petit élevage et des jardins scolaires et communautaires. Aujourd’hui, les parents et les communautés contribuent à hauteur de 40% de la production de la nourriture consommée par les élèves. C’est aussi eux qui effectuent les achats, contrôlent les inventaires, s’occupent de l’entretien des jardins scolaires, construisent les clôtures, planifient les repas, réparent les toitures, etc.

Bailleurs de fonds : La Fondation Howick, The Rossy Family Foundation, de même que la Fondation Paul Gérin-Lajoie.