Mali

Projet d’insertion durable des diplômés du secteur agropastoral (IDDA)

fondation paul gerin-lajoie idda 1Le Projet d’insertion durable des diplômés du secteur agropastoral (IDDA) a officiellement démarré en novembre 2016 et se poursuit jusqu’en juillet 2021. Il s’agit d’un projet financé par Affaires mondiales Canada et la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Le projet IDDA a pour objectif ultime une prospérité économique accrue des populations béninoises, haïtiennes et maliennes par les programmes de compétences pour emploi. Ce projet d’envergure permettra également de moderniser le métier d’agriculteur qui, d’après nos recherches, est parmi les plus porteurs.

Pour ce faire, le projet prévoit premièrement renforcer la gestion organisationnelle de trois établissements d’enseignement dans le domaine agropastoral au Mali et au Bénin et cinq en Haïti. Il est également prévu dans chacun des pays ciblés (Haïti-Bénin-Mali) le renforcement des capacités des ministères de tutelle de ces établissements afin d’assurer la durabilité du projet.  Deuxièmement, le projet IDDA améliorera la mise en œuvre des programmes en s’assurant que ceux-ci soient en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi et en les renforçant pour qu’ils offrent des mécanismes fonctionnels et efficaces d’orientation et d’appui à l’insertion professionnelle des jeunes femmes et hommes, incluant un appui spécifique aux jeunes souhaitant devenir entrepreneurs. Troisièmement, le projet IDDA favorisera le développement de mécanismes de concertation entre le secteur privé et les établissements d’enseignement, qui faciliteront l’accès aux stages et l’insertion professionnelle des diplômés.

Plus concrètement, il est ainsi prévu que 3000 jeunes, dont 30 % de femmes, participent dans le cadre du projet IDDA à des programmes de compétences pour l’emploi améliorés. Un minimum de 2250 de ces jeunes (75%) s’insèrera dans leur domaine d’études à la fin de leur cursus, dont 1350 jeunes (45%) qui auront démarré une entreprise agropastorale. Le projet IDDA renforcera de plus 42 personnels administratifs et de gestion des 9 établissements d’enseignement ciblés ainsi que 200 enseignants. En outre, 140 entrepreneurs agricoles seront formés pour offrir des stages aux élèves des établissements d’enseignement. Enfin, 9 directions régionales et nationales des ministères de Formation professionnelle et du Développement rural des pays ciblés seront également renforcées afin de répliquer les modèles d’établissement développés à l’ensemble du pays et poursuivre le suivi.

Afin de permettre la pleine réalisation de ce projet dans les 3 pays d’intervention, la Fondation Paul Gérin-Lajoie s’appuiera sur l’expertise de ses partenaires canadiens et locaux.

Partenaires canadiens :

  • Union des producteurs agricoles (UPA-DI)
  • Collège Boréal
  • École professionnelle de Saint-Hyacinthe (EPSH)
  • Boîte à innovations (BAI)

Partenaires locaux :

  • Bénin: Association des personnes rénovatrices des technologiques traditionnelles (APRETECTRA)
  • Mali: Consortium Appui conseil aux enfants et aux femmes (ACEF) / Conseils et appui pour l’éducation de base (CAEB)
  • Haïti: Conseil de concertation en formation technique et professionnelle du Sud-Est (CCFTP/ SE)

Les pays d’intervention : Bénin- Haïti- Mali

Durée du projet : 5 ans (2016-2021)

Bailleurs de fonds : Affaires mondiales Canada et la Fondation Paul Gérin-Lajoie


Autonomisation des femmes et des jeunes filles rurales dans les filières du maraîchage et sésame (AFFIRMS)

Depuis son démarrage en novembre 2015, le projet AFFIRMS a appuyé 16 organisations de femmes (12 en production et 4 en transformation), soit unfondation-paul-gerin-lajoie-mali-affirms-13 total de 517 femmes, qui œuvrent dans 2 filières particulièrement porteuses de la région de Koulikoro, le sésame et le maraîchage. Ces organisations ont bénéficié de formation sur les techniques efficientes de production et de transformation et ont été accompagnés pour aménager leurs parcelles ou installations selon ces techniques, en plus d’être dotés du matériel et des équipements nécessaires. Ces femmes ont en outre été formées en gestion administrative et financière et sur la dynamique de groupe. Suite à ces formations, 8 organisations ont déjà mis en place des caisses d’épargne au bénéfice de leur membre.

Le projet AFFIRMS permettra ainsi d’accroître le rendement et la qualité des produits (naturels ou transformés) des groupements de femmes appuyés. Pour de meilleurs résultats, le projet agira de plus en aval et en amont de la production et de la transformation, en favorisant les échanges et les contacts entre l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur (notamment pour l’apport d’intrants de qualité aux femmes et l’écoulement de leurs produits, en collaboration avec les commerçants et exportateurs).

Avec l’appui du gouvernement australien, le projet AFFIRMS veillera enfin à faire des femmes entrepreneures formées dans ces filières de futurs agents formateurs qui sauront transmettre leurs connaissances, selon un processus d’apprentissage structuré, à 40 jeunes sans-emplois de leur région, avant tout des filles. 30 jeunes seront formés en production maraîchère et sésame et 10 jeunes en transformation agroalimentaires. Tous les jeunes seront formés en gestion d’entreprises, dynamique de groupe et systèmes de financement alternatifs. Dès la fin de leur formation, ils recevront des kits de démarrage d’entreprises. Enfin, ils seront appuyés dans l’installation et la gestion des deux premiers cycles d’activités de leurs nouvelles entreprises.

Bailleurs de fonds : Gouvernement du Québec, Gouvernement de l’Australie, la Fondation Paul Gérin-Lajoie.


Cantines scolaires

Depuis 2008, la Fondation développe un programme de cantines scolaires au Mali dans plusieurs communautés où la sécurité alimentaire est précaire, soit Féya, Maféya et Diarrabougou. Ce programme vise à attirer le plus grand nombre d’enfants possible dans les écoles pour ainsi favoriser leur apprentissage et diminuer le taux d’abandon. Les cantines scolaires permettent de garder les enfants à l’école toute la journée. Elles favorisent également l’égalité entre les sexes en invitant les parents à envoyer non seulement les garçons à l’école, mais aussi les filles.

Les menus offerts aux écoliers sont élaborés de façon à ce que leur apport calorique soit supérieur aux normes minimales établies par le Programme alimentaire mondial (PAM). La préparation des repas se fait à partir d’un aliment riche en énergie, souvent de l’huile, d’un aliment riche en protéines, le poisson, la viande ou les haricots, ainsi que d’un aliment de base tel le riz ou le mil, auquel on ajoute des épices locales pour rehausser le goût.

Au fil des ans, la contribution des parents d’élèves et des communautés a augmenté par le biais notamment du petit élevage et des jardins scolaires et communautaires. Aujourd’hui, les parents et les communautés contribuent à hauteur de 40% de la production de la nourriture consommée par les élèves. C’est aussi eux qui effectuent les achats, contrôlent les inventaires, s’occupent de l’entretien des jardins scolaires, construisent les clôtures, planifient les repas, réparent les toitures, etc.

Bailleurs de fonds : La Fondation Howick, The Rossy Family Foundation, de même que la Fondation Paul Gérin-Lajoie.