Projet Éducation des filles pour un avenir meilleur dans la région des Grands Lacs (ÉDUFAM)

D’une durée prévue de 4 ans, le projet Éducation des filles pour un avenir meilleur dans la région des Grands Lacs (ÉDUFAM) proposé par le consortium entre la Fondation Paul Gérin-Lajoie (FPGL) et le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI), se veut une réponse régionale aux besoins criants d’éducation des filles, des adolescentes et des femmes dans la région. Il rallie l’expertise avérée en éducation de base et en formation professionnelle  de la FPGL et l’expérience établie du CECI en matière de lutte contre les violences basées sur le genre, un des principaux obstacles à l’éducation des filles en situation de conflits.

Le projet ÉDUFAM vise comme résultat ultime une autonomisation accrue par l’éducation des filles, des adolescentes et des femmes, dont les réfugiées, déplacées, retournées et handicapées (RDRH) dans la région des Grands Lacs.  En effet, les crises politiques en République démocratique du Congo (RDC) et au Burundi ont engendré d’importants déplacements de population internes et externes dans la région durant les dernières années. Ces déplacements perturbent le parcours éducatif des enfants, tant au cycle primaire que secondaire, et notamment des filles qui sont deux fois plus susceptibles que les garçons d’être exclues de l’école dans ces zones de conflits (UNESCO, 2015). C’est pourquoi le projet ÉDUFAM ciblera la région de de Fizi, Sud-Kivu, qui comprend des communautés locales affectées par la crise, des déplacés internes des autres régions de la RDC, ainsi que des réfugiés burundais, notamment du camp de réfugiés de Lusenda.  Au Rwanda, ÉDUFAM s’établira dans le district de Kirehe, où les communautés hôtes accueillent les réfugiés burundais, notamment du camp de Mahama. Enfin, au Burundi, c’est la commune de Gasorwe qui sera plus spécialement soutenue. Elle se trouve dans province de Muyinga, où les réfugiés congolais du camp de Kinama côtoient la communauté locale, dont beaucoup d’ex-réfugiés burundais rentrés au pays de la Tanzanie et du Rwanda.

Développé selon une approche holistique et basée sur les droits, le projet ÉDUFAM propose trois axes d’interventions :

Un accès équitable et maintien accru des filles et des adolescentes les plus vulnérables, notamment les réfugiées/déplacées/retournées et les handicapées (RDRH) dans une éducation sécuritaire, de qualité et inclusive.

Une prestation équitable améliorée d’une éducation formelle et non formelle novatrice, sûre, de qualité, axée sur l’égalité des genres pour les filles, adolescentes et les femmes les plus vulnérables, dont les RDRH.

La voix et le leadership accrus des filles, des adolescentes et des femmes les plus vulnérables, dont les RDRH, dans les processus décisionnels qui les concernent et la revendication de leur droit à l’éducation.

Partenaires canadiens : Centre d’étude et de coopération internationale

Bailleurs de fonds : Affaires mondiales Canada, la Fondation Paul Gérin-Lajoie et le Centre d’étude et de coopération internationale

Années: 2020-2023

Faire un don

24 823

filles et femmes autonomisées, bénéficiaires directes du projet

17 413

filles scolarisées dans ces écoles verront leur éducation améliorée

1 110

filles et femmes déscolarisées bénéficiaires de la formation professionnelle informelle

6 300

femmes renforcées dans leur engagement pour l’éducation des filles