Le Programme québécois de développement international (PQDI)

Le gouvernement du Québec participe à l’effort de solidarité internationale de la Fondation Paul Gérin-Lajoie en soutenant financièrement certains de nos projets par le biais du Programme québécois de développement international (PQDI). Ces projets que la Fondation réalise actuellement sont:dpi_photo_pqdi

Au Bénin : le Projet d’appui au Parcours entrepreneurial des femmes de Porto Novo (PAPEF)  

Au Bénin en général et à Porto-Novo en particulier, beaucoup de femmes sont prisonnières du cercle vicieux de l’analphabétisme, de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Pourtant, leur contribution aux revenus des ménages est essentielle. En ciblant particulièrement les femmes et en les accompagnant dans un parcours intégré qui va de l’alphabétisation à l’entrepreneuriat, le projet PAPEF permet d’améliorer les conditions de vie sociales et économiques des ménages de Porto-Novo. Il s’agit de renforcer le rôle social et économique des femmes en offrant à leurs groupements de la formation dans le but d’améliorer la qualité des produits agroalimentaires qu’ils vendent sur le marché local.

L’actuel projet soutenu par le programme PQDI est l’aboutissement d’une intervention historique de la Fondation. Depuis 2003, sous l’appellation  « Femmes de Porto Novo », l’initiative a vu le jour grâce au soutien financier des mécènes que sont René Dupéré et Elise Velle. Pendant près d’une quinzaine d’années, leurs généreux dons ont permis à la Fondation de soutenir quelque 1300 femmes réunies au sein de près de 130 groupements qui ont créé autant d’unités de production dans de multiples secteurs: maraîchage, pisciculture, teinture, poterie, production de farine de maïs ou de manioc, d’huile de palme, de savon, etc.

Depuis 2015, le programme PQDI a permis de poursuivre l’engagement des donateurs privés qui devaient réduire leur contribution, mais souhaitaient poursuivre leurs actions auprès des femmes de Porto-Novo. En collaboration avec l’équipe du projet au Bénin, la mairie de Porto-Novo, les collectivités locales et une ONG béninoise, le Réseau d’appui aux initiatives locales (RAIL ONG), l’actuel projet  construit à partir des réussites des années antérieures tout en innovant au bénéfice de femmes qui vont encore plus loin dans leur parcours entrepreneurial.

 

Au Bénin : le Projet d’appui à la sécurité alimentaire et à l’amélioration nutritionnelle des populations de Comé et Grand-Popo – phase 2 (PASAAN 2)

En collaboration avec son partenaire béninois, l’Association des Personnes rénovatrices des Technologies traditionnelles (APRETECTRA), de 2012 à 2015, la Fondation a mis en œuvre la première phase de ce projet qui a eu des effets significatifs non seulement sur les bénéficiaires directs, mais aussi sur l’ensemble des communautés et les localités dans lesquelles l’intervention s’est réalisée. Plus d’une centaine de producteurs de bananes plantains, dont plus de 20% de femmes, ont été formés selon des méthodes optimales élaborées en collaboration avec l’Institut national de recherches agronomiques du Bénin (INRAB). Les productrices et producteurs se sont regroupés, les rendements ont augmenté, ils ont pu avoir accès à du microcrédit et les revenus des familles ont sensiblement augmenté.

Dans sa seconde phase, le projet a pour objectifs l’amélioration du rendement d’un plus grand nombre de productrices et producteurs de bananes plantains, l’élaboration de techniques de conservation et de transformation et enfin, l’amélioration des pratiques nutritionnelles et sanitaires au sein de la  population. On met en place des systèmes d’irrigation et de gestion de l’eau, les surfaces cultivées sont agrandies et de nouveaux producteurs sont initiés aux techniques optimales de production, tout en bénéficiant d’équipements et de financement.

De plus, en mettant l’accent sur des techniques de transformation et de commercialisation des produits agroalimentaires, un plus grand nombre de femmes vont pouvoir améliorer leur situation économique tout en bénéficiant de formation en gestion d’entreprises. Elles vont être en mesure de fonder des coopératives de base, reconnues par les services étatiques et pourvues de plans d’affaires.

Enfin, le projet PASAAN investit dans l’amélioration des pratiques nutritionnelles et sanitaires grâce à une équipe d’animateurs – relais. Des séances de démonstration culinaire sont organisées afin de sensibiliser plus de 3000 femmes. Des enfants souffrant de malnutrition sont détectés et pris en charge par le projet. Le projet PASAAN étendra les activités de sensibilisation de nutrition dans les écoles  et va multiplier les actions sociales afin de diminuer le nombre de cas de malnutrition.

 

Au Mali : le projet Autonomisation des femmes et des jeunes filles rurales dans les filières du maraîchage et sésame (AFFIRMS)

La pauvreté persistante afflige une grande partie de la population au Mali. Dans ce contexte, le projet AFFIRMS est une nouvelle initiative de la Fondation Paul Gérin-Lajoie et de son partenaire local, Développement, Intégration et Valorisation du rôle de la femme (DIVAROF), qui se veut une réponse à ces défis que sont la pauvreté des femmes et le chômage des jeunes ruraux, spécifiquement dans la région de Koulikoro au Mali. Cette région est reconnue comme l’un des principaux bassins de production de sésame au Mali, une filière considérée comme rémunératrice, mais où on ne retrouve que très peu de femmes.

Parmi les contraintes que la Fondation a identifiées et qui constituent des barrières au développement socioéconomique des jeunes et des femmes, il y a les difficultés d’accès aux méthodes et outils de production et de transformation, les faibles connaissances et capacités en gestion d’entreprise, la mauvaise communication entre les différents acteurs de la chaîne de valeur des filières, les limites des programmes de formation professionnelle et d’insertion des jeunes et les faibles capacités des services techniques à intervenir adéquatement. Le projet AFFIRMS concentre donc ses efforts sur ces problématiques afin que les femmes et les jeunes puissent être en mesure de devenir de véritables entrepreneurs dans les filières porteuses, dont celle du sésame, et ainsi envisager une autonomisation économique durable.

Les produits de sésame sont très prisés par les exportateurs africains et asiatiques et le potentiel de production n’est pas suffisamment exploité. Pour permettre à la filière de connaître un réel essor, les capacités techniques et entrepreneuriales des acteurs doivent être renforcées. Il s’agit d’améliorer la qualité du produit malien pour qu’il réponde aux normes internationales.

Le projet AFFIRMS apporte son soutien à plus de 400 femmes qui œuvrent dans deux filières particulièrement porteuses de la région de Koulikoro, le sésame et le maraîchage. Il agira en aval et en amont de la production et de la transformation, en favorisant les échanges et les contacts entre l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur dont les commerçants et exportateurs. Le projet veillera aussi à faire des femmes entrepreneures formées deviennent des mentors  qui vont transmettre leurs connaissances à des jeunes filles de leur région.