Haïti

Appui prénatal, périnatal, postnatal et nutritionnel (A3PN) – Haïti

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Dre Fonie Pierre, coordonnatrice du projet A3PN

Le projet d’Appui prénatal, périnatal, postnatal et nutritionnel (A3PN) en Grand’Anse et au Sud d’Haïti a démarré ses activités le 1er avril 2016. Le projet, d’une durée de quatre (4) ans, est mis en œuvre par la Fondation Paul Gérin-Lajoie en collaboration avec Catholic Relief Services (CRS), Transnut, le département de nutrition de l’Université de Montréal et l’Unité de santé internationale (USI), également de l’Université de Montréal. Il vise à réduire la mortalité maternelle et infantile dans les communes Anse d’Ainault, Corail, Les Irois et Moron en Grand’Anse et Camp Perrin, Chantal et Saint-Jean du Sud dans le Département du Sud. Le projet vise à appuyer directement 23 083 femmes, 19 653 hommes, 38 725 filles et 40 087 garçons. Pour y parvenir, l’A3PN appuie dix (10) centres de santé en les aidant à améliorer l’offre de services de santé essentiels et leur taux d’utilisation par les bénéficiaires, en étroite collaboration avec le ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) d’Haïti et avec les autorités sanitaires locales. Le projet veille à augmenter le taux de consommation d’aliments nutritifs et le taux de diffusion et d’utilisation des données démographiques par les bureaux d’enregistrement. L’accès aux services de santé est un défi important en Haïti et c’est pourquoi soixante-quinze (75) agent-e-s de santé communautaire polyvalents (ASCP) seront engagé-e-s et formé-e-s pour offrir des services directement auprès de la population, notamment dans des régions plus éloignées. Par ailleurs, une grande campagne d’Information, Éducation et Communication (IEC) sera mise en branle toute la durée du projet afin de sensibiliser la population sur les bonnes pratiques en matière de santé, d’allaitement, de nutrition et d’hygiène. Aussi, plusieurs activités sont organisées au niveau des communautés afin de les appuyer à adopter de bonnes habitudes et pratiques durables, comme l’appui à la mise en place de jardins communautaires et de petits élevages et des mutuelles de solidarité visant à épargner pour financer l’accès aux soins médicaux.

Le pays d’intervention et régions : Haïti (Grand’Anse et du Sud)

Durée du projet : 4 ans (2016-2020)

Bailleurs de fonds : Affaires mondiales Canada et la Fondation Paul Gérin-Lajoie

 

Projet d’électrification rurale de Labrousse

Labrousraccordement-electrique-de-la-boucheriese est un village isolé dans les montagnes de la région de Miragoâne. La route d’accès de 19 kilomètres est praticable uniquement par des véhicules tout terrain. La région de Labrousse a une population avoisinant les 48 000 personnes et ses habitants vivent essentiellement d’agriculture de subsistance et de petit commerce artisanal, privés, jusqu’à tout récemment de toute forme d’énergie renouvelable et d’électricité.

En 2013, grâce à un partenariat avec le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) et Hydro-Québec, la Fondation Paul Gérin-Lajoie a mis en œuvre le Projet d’électrification rurale à Labrousse. En mars 2016, c’est 100 % de la ligne électrique de 2,5 km qui sillonne la commune de Labrousse qui est complétée. Le système solaire et une génératrice ont été raccordés à cette ligne électrique. Il sera alors possible de produire chaque jour de 4 à 6 heures d’énergie solaire renouvelable. En cas de nécessité, aux heures de pointe, la génératrice pourra produire 2 à 3 heures supplémentaires d’énergie.

La coopérative d’Énergie de Labrousse, constituée de résidents et de membres de la FODES-5, a été créée pour assurer la pérennité du projet. Ces membres seront aussi clients puisqu’ils devront payer leur consommation d’électricité à la coopérative. Deux membres du personnel de la FODES-5 ont de plus été formés pour entretenir la ligne électrique et les systèmes solaires des différents bâtiments.

Concrètement, le Projet d’électrification rurale de Labrousse, a permis d’améliorer les soins de santé, la sécurisation des rues, le développement de l’économie locale, de meilleures communications et davantage d’interactions et d’entraide entre les citoyens grâce à la radio communautaire et aux rencontres à l’église, qui sert aussi de centre communautaire.

Pays d’intervention et région : Haïti (Labrousse)

Durée du projet : 3 ans (2013-2016)

Bailleurs de fonds : Ministère des relations internationales et de la Francophonie et Hydro-Québec

 

Parrainage d’écoliers

En Haïti, le Programme de parrainage d’écoliers existe depuis 1998. Cette année seulement, le programme a permis à 350 enfants défavorisés de la région de l’Artibonite d’aller à l’école, soutenant ainsi l’accès à l’éducation de cette communauté et encourageant la persévérance scolaire. L’argent versé par les parrains permet, entre autres, d’acquitter les frais d’inscription des enfants à l’école et de leur fournir l’uniforme et le matériel scolaire nécessaire. L’école de l’enfant parrainé reçoit, elle aussi, du soutien et des biens matériels, tels que des manuels scolaires adaptés, afin d’optimiser la qualité de l’éducation offerte.

Le programme favorise également l’échange entre l’enfant et son parrain/marraine par le biais d’un portail où ils peuvent correspondre ensemble, créant ainsi des liens durables entre  le parrain et son filleul. Pour en savoir plus (http://fondationpgl.ca/accueil/parrainage-decoliers/)

 

Programme de coopération volontaire (PCV – II)

Le Programme de Coopération Volontaire (PCV-II) est mis en œuvre par un consortium formé du Centre d’Étude et de Coopération Internationale (CECI), l’Entraide Universitaire Mondiale du Canada (EUMC), le Service d’Assistance Canadienne aux Organismes (SACO) et la Fondation Paul  Gérin-Lajoie, depuis 2010.

Chaque organisation apporte son expertise au programme et la Fondation contribue au niveau de l’éducation fondamentale, de la sensibilisation du public et des communications. Pour répondre à des demandes faites par le gouvernement haïtien, le PCV envoie des conseillers et conseillères volontaires hautement qualifiés. Leur rôle est d’appuyer l’équipe du PCV et ses partenaires dans certains secteurs d’intervention (gouvernance, développement économique, éducation fondamentale et formation technique et professionnelle).

  • 6 mandats de renforcement des capacités de gestion des coopératives scolaires et d’introduction à l’éveil entrepreneurial (Artibonite)
  • 1 mandat d’appui à la mise en place du service technique des coopératives scolaires à la Direction de l’éducation fondamentale (DEF) (Ouest et Artibonite)
  • 1 mandat d’appui au renforcement des capacités des enseignantes et enseignants en sciences expérimentales (Artibonite)
  • 1 mandat en renforcement des capacités des enseignantes et enseignants pour planifier et évaluer des leçons en français dans les différentes matières (Artibonite)
  • 1 mandat en renforcement des capacités du personnel enseignant en géographie économique et politique (Sud-Est)
  • 1 mandat en renforcement des capacités du personnel enseignant en sciences sociales (Sud-Est)

 

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Résultats majeurs du PCV :

a. Coopératives scolaires – En Artibonite

Le développent des coopératives scolaires se poursuit dans une vingtaine d’écoles du réseau des 5 ÉFACAP de l’Artibonite (Gonaïves, Gros-Morne, St-Marc, St-Michel de l’Attalaye et Dessalines) et le nombre de membres atteint déjà les mille membres. Dix coopératives ont présenté leur bilan financier à la fin de l’année, bilan qui varie de 1000 à 400 000 gourdes.

Avec l’appui des coopérants et coopérantes volontaires, tous les documents en lien avec les coopératives déjà produits par les partenaires ont été revus et corrigés. Outre les assemblées générales de parents, la nomination et la formation des membres du Conseil d’administration et des autres comités requis par les Statuts et Règlements ont eu lieu. Des activités destinées aux élèves ont été élaborées à partir du Programme d’Éveil entrepreneurial tissé sur le modèle des Écoles Communautaires Entrepreneuriales Conscientes (ECEC) pour que chaque jeune soit conscient de ses capacités et de l’influence de son engagement sur sa communauté et sur son environnement.

 

b. Sciences expérimentales – En Artibonite

En sciences expérimentales, la formation s’est poursuivie auprès du personnel enseignant des classes de 4e, 5e et 6e Année Fondamentale (AF) en collaboration avec les conseillers pédagogiques (CP). Les modules de sciences expérimentales développés dans le Sud-Est ont servi de matériel de base pour cette formation.

Dans le Sud-Est, le matériel produit est déjà utilisé dans plusieurs écoles du réseau de l’ÉFACAP de Meyer et la moyenne des résultats prétest et posttest du personnel enseignant qui a participé aux formations est passé de 60,7 % à 78,3 % selon le directeur de l’EFACAP de Meyer. Aussi, des résultats académiques nettement supérieurs aux examens d’État chez les élèves des écoles du réseau et de meilleures pratiques pédagogiques chez le personnel enseignant ont déjà été observés. En 2012, pour 6 écoles, 60 élèves sur 123 ont réussi l’examen d’État pour un taux de réussite de 48,7 %. En 2014, pour 9 écoles, 122 élèves sur 158 ont réussi pour un taux de réussite de 77 %. Cette amélioration continue semble confirmer l’impact et la pérennité de la formation.

 

c. Planification des leçons en français – En Artibonite

En didactique du français, les CP et les enseignantes et enseignants de 1re, 2e et 3e AF année ont renforcé leurs capacités pour planifier et évaluer des leçons en français dans les différentes matières.

 

d. Géographique économique et politique – Dans le Sud-Est

Un mandat en géographie économique et politique pour le personnel enseignant de 5e et 6e AF et les CP est venu compléter le travail amorcé l’an dernier en géographie physique. En géographie physique, la formation reçue a entraîné une plus grande participation des élèves. Maintenant, le personnel enseignant utilise du matériel concret et on constate déjà une amélioration des résultats chez les élèves et des changements dans l’application au niveau des étudiants.

e. Sciences sociales – Dans le Sud-Est

Un second mandat, en sciences sociales, a permis la planification de leçons à partir du matériel Moi (1re et 2e) Toi (3e et 4e) et Nous (5e et 6e) déjà disponible dans les salles de classe.

Pays d’interventions et régions : Haïti (Régions de l’Artibonite et du Sud-Est)

Durée du projet : Initialement prévu pour cinq ans (2010 à 2015), le programme a reçu une prolongation de 18 mois (2017)

Bailleur de fonds : Gouvernement du Canada (Affaires mondiales Canada)