Un nouveau projet en santé maternelle et infantile démarre ses activités en Haïti!

Un projet en santé maternelle et infantile a démarré ses activités en Haïti ! 800c0805-0dc0-45fc-b0af-9a60cc611dc4

Le projet d’Appui prénatal, périnatal, postnatal et nutritionnel (A3PN) en Grand’Anse et au Sud d’Haïti a démarré ses activités le 1er avril 2016. Le projet de quatre (4) ans est mis en œuvre par la Fondation Paul Gérin-Lajoie, en collaboration avec Catholic Relief Services (CRS), le département de nutrition de l’Université de Montréal, Transnut, l’Unité de santé internationale, également de l’Université de Montréal, ainsi que le ministère de la Santé et les directions départementales sanitaires en Haïti. Il vise à réduire la mortalité maternelle et infantile dans les communes se situant sur l’axe routier Camp Perrin – Jérémie, soit Beaumont, Roseaux, Pestel, Corail en Grand’Anse et Camp Perrin, Cavaillon et Saint-Louis du Sud dans le département du Sud.

Le projet vise à appuyer directement 23 083 femmes, 19 653 hommes, 38 725 filles et 40 087 garçons. Pour y parvenir, l’A3PN appuiera dix (10) centres de santé en les aidant à améliorer l’offre de services de santé essentiels et leur taux d’utilisation par les bénéficiaires, en étroite collaboration avec le ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) d’Haïti et avec les autorités sanitaires locales. Le projet veillera à augmenter le taux de consommation d’aliments nutritifs et le taux de diffusion et d’utilisation des données démographiques par les bureaux d’enregistrement. L’accès aux services de santé est un défi important en Haïti et c’est pourquoi soixante-quinze (75) agents de santé communautaire polyvalents (ASCP) seront engagés et formés pour offrir des services directement auprès de la population, notamment dans des régions plus éloignées.

Par ailleurs, une grande campagne d’Information, Éducation et Communication (IEC) sera déployée  dans le cadre du projet afin de sensibiliser la population sur les bonnes pratiques en matière de santé, d’allaitement, de nutrition et d’hygiène. Aussi, plusieurs activités seront organisées au sein des communautés afin de les appuyer à adopter de bonnes habitudes et pratiques durables, comme l’appui à la mise en place de jardins communautaires et de petits élevages et de mutuelles de solidarité visant à épargner pour financer l’accès aux soins médicaux. Le mercredi 27 avril 2016 avait lieu le lancement officiel du projet en Haïti. Pour l’occasion, de nombreux partenaires du projet sur le terrain, des membres des services gouvernementaux haïtiens et la chargée du projet de la Fondation Paul Gérin-Lajoie étaient réunis.

André, coopérant volontaire

André_infolettreavrilPortrait d’un coopérant – André Thibodeau, conseiller volontaire en appui au renforcement des capacités des enseignantes et enseignants en sciences expérimentales

«Le savoir, c’est le pouvoir» : c’est cette devise qui laisse croire à André Thibodeau, enseignant à la retraite et coopérant volontaire du PCV-Haïti, que les choses changent pour le meilleur.

André a toujours cru à l’amélioration de la qualité de vie des autres. C’est ainsi qu’il s’est impliqué, depuis son plus jeune âge, dans des activités allant dans ce sens. À l’adolescence, il a travaillé dans des réserves autochtones et dans des camps un peu partout dans l’est du Canada où il organisait des voyages, animait des activités de loisir ou accompagnait les jeunes en expédition de canot.

Il a toujours aimé aller à l’école, là où son amour pour l’éducation est né. Il est très reconnaissant de la qualité de l’enseignement qu’il a reçu. Il remercie aussi la vie, qui a mis sur son chemin des gens engagés et pleinement impliqués dans ce processus d’apprentissage.  «J’ai toujours eu de très bons enseignants, dit-il, et j’ai toujours voulu remettre ce que j’ai reçu.»  Ces personnes l’ont inspiré et c’est ainsi que se traça la voie qu’il allait suivre plus tard : devenir lui aussi professeur, et ce, pendant 34 ans!

André en Haïti

Maintenant à la retraite, cet humaniste ne reste pas assis sur ses lauriers. Il a décidé de continuer de s’impliquer pour améliorer le sort des autres. Dans les plans de sa retraite, il souhaitait également relever de nouveaux défis et accomplir un rêve de jeunesse. « Quand j’étais jeune, je voulais être missionnaire.  Je voulais aller en Afrique. On parlait beaucoup de l’Afrique à l’époque», nous raconte-t-il.  Et ce rêve s’est en partie réalisé lorsqu’en fouillant sur internet, il a pris connaissance des missions qu’offrait la Fondation Paul-Gérin-Lajoie en Haïti.  Il a donc posé sa candidature et a été recruté.

Il est donc parti, en 2008, pour son premier mandat, vers cette terre étrangère qu’est Haïti. La magie s’opère. Fort d’une première expérience positive, il ne manquera pas d’y retourner, et ce, plus d’une fois, dans le cadre du PCV-Haïti.  À ce jour, il est aux Gonaïves, troisième plus grande ville du pays. Il offre de la formation au personnel enseignant à l’ÉFACAP (une école-modèle constituée d’une École Fondamentale d’Application – EFA, et d’un Centre d’Appui pédagogique – CAP), en renforçant leurs habiletés en enseignement des sciences expérimentales, en incluant l’adaptation d’une pédagogie participative où les élèves sont appelés à collaborer, à échanger et à réfléchir en groupe. Par conséquent, ils sont impliqués directement dans le processus d’apprentissage.  Cet éducateur dans l’âme travaille également au renforcement d’une cellule de formatrices et formateurs, afin que ces efforts soient durables et une pratique courante dans le futur.

Il a une grande admiration pour les enseignants en Haïti :

«C’est ça qui me nourrit : leur courage, leur résilience à bien remplir leur travail.  Tu ne peux qu’être impressionné de les voir travailler dans des conditions incroyables, en gardant le sourire…  J’ai un grand respect pour ces enseignants. Ici, il fait chaud, ils n’ont pas de matériel ni de livres. Ils doivent parler durant cinq heures.  Somme toute, ils ont une soif d’apprendre. Ils souhaitent de tout cœur à ce qu’on continue de les former, afin qu’ils deviennent de meilleurs professeurs.»

Haïti est un pays qui connaît des défis de tout horizon, dont l’éducation, où il y a de grandes lacunes.  «C’est un peuple qui doit être créatif pour relever ces défis.  Mais ils sont ingénieux, ils aiment leur pays et veulent y rester», constate André.

S’il pouvait donner un conseil à n’importe quel jeune qui souhaite voir la situation de son pays changer, ce serait d’«aller à l’école le plus longtemps possible, parce que le savoir, c’est vraiment le pouvoir.»

La mission de Sophie

IMG_3186Sophie D’Aoust, membre de l’équipe de la Fondation à titre de chargée de projets internationaux, revient tout juste d’une mission de 17 jours en Haïti. Elle y était présente afin de finaliser le bilan de l’an 6 du PCV-Haïti (programme de coopération volontaire) avec l’équipe de terrain et les partenaires locaux, pour jeter les bases de l’an 7 et offrir un appui technique dans le secteur de l’éducation fondamentale, un des volets du PCV. Le processus de cette mission à deux volets, soit bilan/programmation, est participatif et s’est articulé autour de rencontres collectives et individuelles avec les différents partenaires et a permis d’identifier ainsi que d’analyser les résultats atteints, et ensuite de dégager les priorités de la nouvelle année en mettant en relation les plans d’intervention spécifique à chacun des partenaires.

Les partenaires du PCV dans le secteur de l’éducation se sont donc tous réunis le mercredi 23 mars dernier pour discuter du bilan des activités et des résultats atteints en l’an 6 ainsi que pour planifier l’an 7.

Parmi les réalisations de l’an 6, notons que parmi les onze mandats de coopérants volontaires qui ont été réalisés au cours de cette période, sept concernent avec la consolidation des coopératives scolaires. À ce jour, 23 coopératives scolaires sont en place en Artibonite et regroupent plus de 1000 membres, élèves, parents et personnel de l’école. En plus des coopératives scolaires qui initient les élèves à l’épargne, diverses activités d’éveil entrepreneurial ont été proposées. Les autres mandats ont concerné le renforcement des capacités des maitres en sciences sociales, géographie économique et politique, sciences expérimentales et planification des leçons en français (communication orale et autres matières). Les conseillers pédagogiques des EFACAP de Meyer et des Gonaïves ont été renforcés ainsi que plus de 200 enseignants dans ces différentes matières.

La planification des six derniers mois du programme a mis l’accent sur les activités essentielles pour la pérennisation des activités entreprises dans le cadre du PCV, notamment en ce qui concerne les coopératives scolaires.

La mission de Florence

Jardin MoringaDu 21 février au 4 mars dernier, Florence Massicotte-Banville, chargée de projets internationaux à la Fondation, s’est rendue au Bénin dans le cadre d’une mission bilan du Projet d’appui à l’amélioration nutritionnelle (PAAN). Le PAAN est un projet du programme de stages d’initiation à la coopération internationale Québec sans frontières, financé par le Ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, qui a permis l’envoi de 3 cohortes de 9 jeunes stagiaires du Québec dans les communes de Comé et de Grand-Popo au Bénin, entre 2013 et 2015. Au cours de ces trois années, les cohortes de stagiaires ont appuyé l’Association des personnes rénovatrices des technologies traditionnelles (APRETECTRA), partenaire de la Fondation au Bénin, dans la formation et le soutien de personnes relais communautaires responsables du transfert de connaissances et de bonnes pratiques nutritionnelles dans les villages de Comé et de Grand-Popo, notamment par des activités de pesée infantile, de démonstration culinaire et de plantation de plantes nutritives telle que le moringa. Au terme de ces trois années, nous constatons l’amélioration de la santé nutritionnelle des enfants de 0 à 5 ans de ces villages, des transformations positives des pratiques alimentaires dans les ménages et la prise en charge plus efficace de la nutrition par les communautés.

Afin d’assurer la pérennité des résultats du travail des personnes relais communautaires en nutrition qui se poursuit, la Fondation et son partenaire l’APRETECTRA ont développé un nouveau projet Québec sans frontières (QSF), soit le Projet d’autonomisation des femmes rurales (AFR-Bénin), qui sera mis en oeuvre de 2017 à 2019. En effet, ce projet visera l’autonomisation, principalement économique, à travers l’accompagnement entrepreneurial des femmes rurales afin d’accroître notamment leurs capacités à mettre en pratique les apprentissages nutritionnels réalisés au sein du PAAN. Les conditions de vie des femmes de 30 villages de Comé et de Grand-Popo se verront donc améliorées par le renforcement de leur pouvoir économique et socio-politique. Le recrutement de la première cohorte de stagiaires QSF qui séjourneront au Bénin à l’été 2017 débutera en juillet 2016. À titre informatif, les stages QSF sont ouverts aux jeunes de 18 à 35 ans et sont d’une durée de 2 mois et demi, sans compter la formation pré-départ et la sensibilisation du public québécois au retour. Les personnes intéressées à soumettre leur candidature trouveront la description de l’offre de stage sur le site web de la Fondation.

Sur les traces de Paul Gérin-Lajoie


DSC_0328Sur les traces de Paul Gérin-Lajoie

Le conseil d’administration de la Fondation annonçait cette semaine de bonnes nouvelles qui insufflent un regain d’énergie au sein de l’équipe. François Gérin-Lajoie, économiste et consultant international qui était à la tête de la Fondation depuis le 6 avril 2001, consacrera désormais ses énergies et sa grande expérience au plaidoyer, au développement et à la planification stratégiques afin de porter toujours plus loin la mission de son père, plus actuelle que jamais et  qui demeure au cœur des projets de la Fondation. Il assurera donc ses fonctions au sein du conseil d’administration à titre de vice-président, planification et développement stratégiques. « L’œuvre de mon père est immense et j’en suis témoin tous les jours. Encore récemment, lors de la Commission parlementaire sur la loi 86 qui réformera la gouvernance scolaire, mon père a appelé les acteurs du milieu à ouvrir le dialogue et cesser de travailler en vase clos. Son message a été entendu. Il est important pour moi  de l’appuyer dans ces actions et de poursuivre son œuvre au quotidien auprès, certes de l’équipe de la Fondation Paul Gérin-Lajoie, mais surtout en étant à l’écoute des populations nécessiteuses. »

À la direction générale, l’équipe accueille Lucie Tremblay, une gestionnaire d’expérience qui cumule plus de 35 ans chez Bell. Elle a, entre autres, occupé le poste de directrice générale du Bureau des projets et des contrats majeurs.  Reconnue pour ses compétences en mobilisation des équipes, elle a développé une solide expertise en transformation et implantation de processus de gouvernance. Les défis ne manqueront pas pour elle à la Fondation. « La mission qui est l’Éducation pour tous! demeure toujours aussi pertinente et prend des formes diverses selon les projets et les pays. Le financement d’organismes comme le nôtre demeure une préoccupation constante, et à cet égard, la diversification de nos sources de financement et l’innovation seront au cœur de nos priorités cette année. Mieux faire connaître le travail de la Fondation tel que la Dictée P.G.L. et tout le travail accompli à promouvoir la langue française fera aussi partie de mes chevaux de bataille. Heureusement, j’ai le privilège de travailler avec des collaborateurs exceptionnels, et comme je favorise le travail d’équipe, la complémentarité et la gestion participative, je suis convaincue que nous saurons relever ces défis. » lance-t-elle.

Un projet d’accès à l’électricité couronné de succès en Haïti

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Un projet d’accès à l’électricité couronné de succès en Haïti

Labrousse, Haïti, 10 mars 2016 – C’est aujourd’hui qu’a eu lieu l’inauguration officielle du Projet d’Électrification rurale de Labrousse, Haïti. Lors de cet évènement, la Coopérative d’Énergie de Labrousse prenait possession des installations électriques et des systèmes d’énergies solaires.
Ce projet porteur, qui a été réalisé avec succès, est un exemple probant de bonnes pratiques et de collaboration réussie entre plusieurs intervenants.

« Le Québec et Haïti partagent des liens historiques d’amitié. Nous sommes fiers d’avoir soutenu les organismes de la société civile de Labrousse qui, en s’engageant dans ce projet, ont permis à une population souvent isolée d’être dotée d’un réseau électrique dans plusieurs lieux d’importance comme les écoles, l’église, le centre de santé et la station de radio communautaire », rapporte la ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, Christine St-Pierre.

« Hydro-Québec est fière d’avoir contribué financièrement à ce projet et en y apportant un appui technique pour implanter la ligne électrique. Cet accès à l’électricité contribuera fortement à dynamiser l’activité économique de la communauté », souligne Pierre-Luc Desgagné, vice-président – Affaires corporatives et secrétaire général à Hydro-Québec.

L’avènement de ce service a déjà changé la vie du village. La rue principale est maintenant éclairée, les écoles et le centre de santé peuvent désormais offrir des services adéquats à la population. La boucherie peut assurer une meilleure conservation de ses produits et la radio communautaire développer ses activités et rayonner à plus grande échelle.

Ce projet initié en 2013, par Bernard Cyr, ingénieur retraité d`Hydro-Québec, par la Collaboration Québec-Haïti et son président, le Dr André Gamache en partenariat avec la Fondation pour le Développement Économique et Social de Labrousse (FODES-5), a été financé par Hydro-Québec, le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec et l’Union des municipalités du Québec, et mis en œuvre par la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Le CFER de Victoriaville a aussi contribué au projet en mettant à disposition du matériel électrique réusiné. La Coopérative d’Énergie de Labrousse, constituée de résidents et de membres de FODES-5, assumera la gestion et l’exploitation du système électrique et l’entretien des installations.

Ce Projet d’électrification rurale à Labrousse s’inscrit dans un effort concerté entre les organisations non gouvernementales suivantes qui ont contribué de façon significative au développement de Labrousse : la Collaboration Québec-Haïti, la Fondation Paul Gérin-Lajoie (construction d’écoles, formation professionnelle et maître d’œuvre du projet), la Fondation IRIS (soins des yeux), Terre sans frontières (eau potable), l’Union des producteurs agricoles Développement international (UPA DI) (développement agricole) et l’Université de Sherbrooke (soins de santé). La Fondation Internationale Roncalli a également financé plusieurs projets dans la région, notamment pour l’accès à l’eau potable et le transport de Montréal à Port-au-Prince du camion-grue, un don d’Hydro-Québec. Souhaitons que les projets se multiplient au cours des prochaines années à Labrousse et que d’autres communes s’en inspirent.

À PROPOS DE LA FONDATION PAUL GÉRIN-LAJOIE
La Fondation Paul Gérin-Lajoie est une organisation à but non lucratif et a pour mission de contribuer à l’éducation de base des enfants, de même qu’à l’alphabétisation et à la formation professionnelle des jeunes dans les pays en développement. Au Canada, la Fondation mène des activités de sensibilisation à la coopération et à la solidarité internationale. www.fondationpgl.wpengine.com

Sources :
Lydia Côté
514 288-3888, poste 235
fpgl@fondationpgl.ca

François Caouette
Attaché de presse
Cabinet de la ministre des Relations internationales
et de la Francophonie
Téléphone : 418 649-2319

 

Portrait de Gérald Auguste, coopérant volontaire à la vie associative

Portrait de Gérald Auguste, coopérant volontaire à la vie associative

C’est un beau dimanche après-midi dans le nord d’Haïti.  Au milieu d’une foule attentive d’une quarantaine de personnes, une voix forte et pleine de conviction s’élève.  C’est la voix de Gérald Auguste, un coopérant volontaire du programme PCV-Haïti, en assemblée générale extraordinaire avec les potiers membres de la Société coopérative pour le progrès (SOCOP) à Lory, dans le nord d’Haïti.  Dans l’auditoire présent, des femmes et des hommes hochent la tête en approbation.  M. Auguste a cerné les défis de la SOCOP et en est arrivé à proposer une solution qui l’aidera à se restructurer tout en contribuant à améliorer son fonctionnement.  Les membres ont approuvé la création d’un premier comité axé sur la gestion de l’utilisation des installations et du matériel par les artisans.  Ainsi, il y a une responsabilisation pour assurer le respect des lieux de travail par cette communauté d’artisans. Dans une semaine, ils voteront sur un nouveau statut adapté aux nouvelles lois du pays et la mise en place de règlements sur la gestion interne de la coopérative.

Mais qui est Gérald Auguste? 

Gérald est un Canado-Haïtien.  Il est né et a grandi à Pétionville, en banlieue de Port-au-Prince.  Fils d’un père provenant du Cap-Haïtien et d’une mère de Jacmel, il passe son jeune âge entre la capitale et des visites chez ses grands-parents dans le nord et le sud-est du pays.  Stimulé par un intérêt marqué pour la culture et la société l’entourant, il s’inscrit à la faculté d’ethnologie de l’Université d’État d’Haïti, en anthropologie et en sociologie haïtienne.  Ces études lui permettent de mieux saisir l’histoire et la nature de la « Perle des Antilles ».

Après ses études, il est appelé à travailler dans les dix départements du pays.  C’est ainsi que, de fil en aiguille, il tisse des liens avec des instances de tous les niveaux tout en travaillant avec les plus démunis. Il découvre davantage les injustices de son pays, mais, grâce à ses connaissances acquises, qu’il utilise non seulement dans sa vie, mais aussi durant ses années universitaires afin de comprendre davantage les gens, et ainsi mieux les guider à adopter des façons de vivre permettant l’amélioration de leur qualité de vie. Il travaille également sur la bonne gouvernance. Éternel égalitaire dans l’âme, il ne laisse personne de côté.  C’est toujours avec rigueur, intégrité et bonne humeur qu’il cherche de solutions.  Il est déterminé à améliorer le sort de ses compatriotes et ne lèse aucun effort pour y arriver.

La coopération canadienne en Haïti et le PCV-Haïti   

La présence de la coopération canadienne est très importante en Haïti.  Elle permet de former des cadres sur le plan institutionnel, en bonne gouvernance, mais également de former des professionnels dans bon nombre de domaines. « C’est une coopération qui doit continuer, on a besoin de ça.  Il nous manque de cadres, il nous manque de nouvelles technologies, nous ne sommes pas assez équipés pour certaines choses ou nous n’avons pas l’expertise.  La coopération offre des formations et des appui-conseils.  Je pense que c’est très bénéfique pour la population. »

Le PCV-Haïti offre cet apport dans le pays et la présence de Gérald est sans aucun doute une valeur ajoutée au programme.  Il connaît non seulement le terrain, mais également les gens, la culture et il sait bien s’intégrer. C’est ainsi qu’il se trouve à appuyer une association vaudoue près du Cap-Haïtien.  Cet organisme veut s’ouvrir au monde et contribuer à la démystification de certains de leurs codes.  « C’est la première fois officiellement que je vais travailler de près dans une structure vaudoue, mystique et initiatique, de percer certains mystères, mais ils sont très à l’aise avec moi.  Dès mon arrivée, il me considère comme si j’étais un membre du temple, je ne représente pas une menace. »  C’est ainsi qu’il est, Gérald, capable de s’adapter, de gagner la confiance des gens pour mieux les aider et on lui souhaite une bonne continuité dans son mandat.

Inauguration du Projet d’Électrification rurale de Labrousse, Haïti

C’est le 10 mars prochain, à Labrousse, Haïti qu’aura lieu l’inauguration du Projet d’Électrification rurale de Labrousse. Lors de cet évènement, la Coopérative d’Énergie de Labrousse prendra officiellement possession des installations électriques et des systèmes solaires.

Ce projet porteur, qui a été réalisé avec succès, est un exemple probant de bonnes pratiques et de collaboration réussie entre plusieurs intervenants qui ont su mettre à profit leurs expertises respectives afin d’atteindre un même objectif : l’accès à l’électricité et la dynamisation du secteur économique du village. L’avènement de ce service a déjà changé la vie du village. La rue principale est maintenant éclairée, l’école et le centre de santé peuvent désormais offrir des services adéquats à la population. La boucherie peut assurer une meilleure conservation de ses produits et la radio communautaire développer ses activités et rayonner à plus grande échelle.

Ce projet initié en 2013, par Bernard Cyr, ingénieur retraité d`Hydro-Québec, par la Collaboration Québec-Haïti et son président, le Dr André Gamache en partenariat avec la Fondation pour le Développement Économique et Social de Labrousse (FODES-5), a été financé par Hydro-Québec, le Ministère des relations internationales et de la Francophonie du Québec et l’Union des municipalités du Québec, et mis en œuvre par la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Le CEFR de Victoriaville a aussi contribué au projet en mettant à disposition du matériel électrique réusiné. Le projet a permis l’installation d’un réseau électrique qui pourra alimenter 46 résidences et l’éclairage public du village. Il a aussi permis de renforcer les installations solaires existantes pour la radio communautaire, les écoles, l’église et le centre de santé. La Coopérative d’Énergie de Labrousse, constituée de résidents et de membres de FODES-5, assumera la gestion et l’exploitation du système électrique et l’entretien des installations.

Ce Projet d’électrification rurale à Labrousse s’inscrit dans un effort concerté entre les organisations non gouvernementales suivantes qui ont contribué de façon significative au développement de Labrousse : la Collaboration Québec-Haïti, la Fondation Paul Gérin-Lajoie (construction d’écoles, formation professionnelle et maître d’œuvre du projet), la Fondation IRIS (soins des yeux), Terre sans frontières (eau potable), l’Union des producteurs agricoles Développement international (UPA DI) (développement agricole) et l’Université de Sherbrooke (soins de santé). La Fondation Internationale Roncalli a également financé plusieurs projets dans la région, notamment pour l’accès à l’eau potable et le transport de Montréal à Port-au-Prince du camion-grue, un don d’Hydro-Québec.

Les fonds recueillis lors de la Grande soirée P.G.L. 2016 serviront à financer ce projet d’électrification rurale de Labrousse en Haïti.

La Fondation visite la ministre du Développement international et de la Francophonie

 

Le 25 janvier dernier, la Fondation Paul Gérin-Lajoie a été reçue par la ministre du Développement international et de la Francophonie, madame Marie-Claude Bibeau. Cette rencontre a permis d’échanger sur les priorités du ministère et les champs d’expertise de la Fondation plus spécifiquement dans le cadre de projets actuellement en cours financés par Affaires mondiales Canada. La ministre a partagé ses préoccupations quant à la sécurité de nos équipes sur le terrain. Nous l’avons rassurée de notre rigueur en ce qui concerne la sécurité en termes de protocole à respecter. De plus, nous lui avons rappelée que la Fondation a une grande connaissance des pays où ses projets sont mis en œuvre, ce qui nous permet de travailler de façon très rapprochée avec les instances locales et les partenaires sur le terrain. Cette rencontre laisse présager une belle collaboration dans les années à venir.

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Paul Gérin-Lajoie, Président Fondateur, Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, François Gérin-Lajoie, Président, Daniel Aubin, Directeur principal et Marie-Pierre Nogarède, Directrice des projets internationaux